UN SECOND SOUFFLE
Connaissez-vous cette expression tirée de l'univers des amateurs de footing d’endurance ?
L'expression « second souffle » désigne ce moment bien connu des coureurs où, après une phase de départ difficile et essoufflée, la respiration se stabilise, la fatigue semble s'atténuer et l'effort devient soudainement plus fluide et gérable. Le sportif trouve alors de « nouvelles forces » et l’effort devient plus facile.
L’homme, de par sa nature, est fait pour « marcher ». Il marche de lieu en lieu, il marche pour récolter les fruits de la terre et se nourrir, il marche pour découvrir.
Cependant, l’homme peut aussi courir. Et bien qu’il ne coure pas très vite, il peut courir longtemps. Courir pour l’homme d’autrefois était vital : il courait pour fuir ses ennemis, mais il courait aussi pour chasser et se nourrir d’une nourriture plus nourrissante que les légumes…
Il y a un parallèle avec la foi et la vie de prière que je vais aborder avec vous aujourd'hui. Cela parlera certainement plus à ceux qui sont amateurs de footing.
Le combat de la course et de la prière
Comme la prière, courir est une discipline « difficile ». Lorsque l’on commence à prier ou que l’on débute un footing, ce n’est pas très difficile au tout début. Mais très vite, les choses vont se compliquer. L’homme qui court va devoir franchir une barrière physique pour trouver une vigueur renouvelée.
Beaucoup de personnes n’aiment pas le footing, comme la prière, car on s'essouffle vite et généralement, beaucoup abandonnent car ils sentent leur corps qui les fait souffrir, ils se sentent épuisés et à bout de leurs forces.
C’est à ce moment-là que tout va se jouer : il faut passer le cap ou la brèche pour retrouver une nouvelle vigueur. Il en est de même avec la prière : c’est lorsque nous arrivons au bout de nous-mêmes qu’il est nécessaire de persévérer pour « percer » et trouver le souffle de Dieu qui nous porte dans l’accomplissement de ce que nous avons demandé. Beaucoup d’entre nous échouent, car nous abandonnons facilement.
Il est intéressant de noter que lorsque je marche, je peux prier en parlant ; mais lorsque je cours, ce n’est plus une position pour parler, mais pour écouter. J’entends le « souffle de ma respiration », je suis dans l’écoute et dans l’impossibilité de placer un mot. C’est dans ces moments-là que nous devons nous attendre à Dieu pour trouver « ce repos », ce renouvellement, ce souffle nouveau que lui seul peut nous donner.
Marcher avec Dieu, c’est très bien, mais si nous voulons avoir des percées, il est bien de se mesurer à Dieu dans la prière comme Jacob.
La prière est une discipline qui demande de la persévérance et de la tenacité, comme les coureurs de fonds.
Ésaïe 40:31
Persévérer pour remporter la course
Tout nous est acquis en Christ, mais un effort est nécessaire pour pouvoir le saisir : l’envie de se battre pour remporter le prix.
Philippiens 3:14

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