LA PRIERE EN LANGUE , UN DON NÉGLIGÉ PARTIE 2
La plupart des chrétiens aspirent à ce qui est élevé : c’est la nature humaine.
Comme les apôtres avec Jésus, ils bataillaient pour savoir qui était le plus grand.
Les chrétiens délaissent le plus souvent ce qui semble le plus méprisable. On aspire à être apôtres, évangélistes, prophètes, docteurs, à opérer des miracles, et l’on recherche moins ce qui paraît être pour nous sans intérêt.
Mais ce qui semble pour nous sans interêt, l'est-il pour Dieu ?
L’Écriture nous montre un autre regard de Dieu sur les dons et sur les membres du corps.
1 Corinthiens 12:27-28
Nous voyons ici un ordre, une hiérarchie apparente, dans laquelle beaucoup recherchent les premières places, les ministères visibles et honorés, en oubliant ce qui semble plus petit et qui arrive en dernier.
En effet, Paul dit ceci concernant le parler en langues :
1 Corinthiens 14:5
1 Corinthiens 14:27-28
En lisant attentivement 1 Corinthiens 14 dans son intégralité, on voit que ce qui semble être le don le moins « intéressant » ou le plus petit est le parler en langues, comme le mentionne Paul. Celui qui prophétise est plus grand que celui qui parle en langues, à moins que ce dernier n’interprète.
Le parler en langues apparaît donc comme le don « le plus petit » aux yeux des hommes.
Mais ne nous rappelons-nous pas de cette parole de Paul ?
Romains 12:16
Je pense très sincèrement que si nous négligeons le don des langues — qui ne doit se pratiquer en assemblée que s'il y a interprétation, mais sans restriction dans la prière personnelle — c'est parce que, paradoxalement, il est l’un des dons les plus importants aux yeux de Dieu.
1 Corinthiens 12:22-23
Dans ce passage aux Corinthiens, il faut entendre non seulement la voix de Paul, mais aussi celle de Dieu ; car Dieu fait grâce aux humbles et élève ce qui est méprisé.
À l'image de la femme syrophénicienne qui se contentait des miettes tombant de la table, il en est ainsi du don des langues. Ce que beaucoup considèrent comme des "miettes" ou un reste sans valeur est, aux yeux de Dieu, un bon reste : un trésor caché pour ceux qui acceptent de s’abaisser.
J'ai la certitude qu'avec le parler en langues, Dieu nous confie — comme dans la parabole des talents — un seul talent, pour voir ce que nous allons en faire...
Si nous n'en faisons rien, nous ne sommes pas fidèles en peu de chose.
Dans ce cas, pourquoi le Seigneur nous en confierait-il davantage ?
La certitude est aussi celle-ci, si nous sommes fidèle, il nous donnera le reste.
Paul était apôtre et il dit ceci :
Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende !
Soyez Bénis

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