COMME l'AIGLE S’ÉLÈVE PAR LES COURANTS

Je peux repasser tout ce que j’ai fait, Le bien, le mal, mes erreurs d’autrefois. Une trace reste… je ne peux l’effacer, J’ai beau frotter, elle s’étale sous mes doigts. J'essuie, je gratte, tente de la cacher, mes actions n’y font rien, ni mes regrets Je pleure, je doute et la crainte m'envahit comme un lion au filet, je suis pris Les jeunes gens, ne font que chanceler Ceux qui en Dieu reposent, sont relevés. Ils déploient leurs ailes montent dans la nuée, Comme l’aigle s’élève par les courants, porté. Pourtant, je vois une table où sont assis Des pêcheurs et des gens de mauvaise vie. Certains tueurs ou voleurs repentis, qu’ais-je à voir avec ces âmes avilies ? J’ai donné la dîme de mes revenus J’ai chanté comme un chantre, sans retenue De droite à gauche, j’ai œuvré sans compter J’ai enseigné, travaillé sans arrêt. Les jeunes gens, ne font que chanceler Ceux qui en Dieu reposent, sont relevés. Ils déploient leurs ailes montent dans la nuée, Comme l’aigle s’élève par les courants, porté. Pourquoi sont-ils joyeux tous ces gredins ? Pourquoi suis-je seul, enclin au chagrin ? Mais un homme se lève et vient jusqu'à moi, et d’une voix enjoué déclare tout bas « Je te vois à bout de souffle, épuisé, N’as-tu donc rien appris, rien du passé ? Et qu'une seule chose ne compte, en vérité, donc, prends ta place et viens te reposer. Les jeunes gens, ne font que chanceler Ceux qui en Dieu reposent, sont relevés. Ils déploient leurs ailes montent dans la nuée, Comme l’aigle s’élève par les courants, porté.





Commentaires