LUNE DE SANG
Paroles Gérard Bompart
Il est des lunes de sang ou à demi voilées,
Certaines d’éclipse totale, d’autres de pleine clarté,
Car éclairées elles-mêmes, elles renvoient la lumière,
Quand d’autres restant cachées, jamais ne nous éclairent.
Je veux dès à présent, sans remettre à demain,
Repenser à deux mains différentes l’une de l’autre.
L’une partage le pain et le tend aux apôtres,
L’autre enfonce un clou dans le creux de la main.
Deux mains si dissemblables et si proches pourtant,
L’une celle d’un coupable, l’autre d’un innocent,
L’ une est tâchée de sang, celle du soldat romain,
L’ autre est clouée au bois, celle du Nazaréen’.
Et pourtant des deux mains, l’un d’eux tenait le monde,
Il était fils de Dieu, il était sacrifié,
Lui, le Messie, le Saint, mourrait pour nos péchés,
Sur tous les rachetés sa grâce surabonde.
Car il est la lumière qui vient nous éclairer,
La main qui donne le pain, nourrit les affamés,
Celle qui guérit la lèpre, qui se lève, qui bénit
Et qui se tend vers toi pour t’attirer à Lui.
L’une des mains fait souffrir et l’autre main se donne,
L’une perce le flanc, l’autre main s’abandonne,
Tous les muscles raidis de douleur trop intense,
Se détendent soudain, dans la nuit, le silence.
Des mains roulent la pierre et déposent le corps,
Il semble bien à tort qu’il perde le combat
Mais ce n’est qu’un instant qui ne durera pas.
Car il ressort glorieux et vainqueur de la mort !
Ils sont au moins cinq-cents à l’avoir vu vivant,
À avoir témoigné de sa résurrection.
À l’avoir entendu promettre son esprit
Et à l’avoir reçu, oui Jésus est la vie !
Car il est la lumière qui vient nous éclairer,
La main qui donne le pain, nourrit les affamés,
Celle qui guérit la lèpre, qui se lève, qui bénit
Et qui se tend vers toi pour t’attirer à Lui.

Commentaires
Enregistrer un commentaire