ADORATEURS

De la musique, des chants, 
des mots qui sortent joyeusement,
Au son des instruments :
De la guitare, des flûtes de pan,
Des trompettes  et des violons,
des basses et des percussions.

On aimerait élever à Dieu la partition,
Mais malheureusement la chanson peine sous le plafond.
Où luisent des spots de couleurs pour attiser les cœurs,
Pour aussi appliquer du fard et masquer l’intérieur,
Une touche de fumée, de fumée pour cacher la misère
Des cœurs écartelés qui peinent à trouver la lumière.

Dans la poussière grise, lentement, une foule s’achemine,
Accompagnant un homme qui non loin devant elle, chemine.
Ils sont nombreux, l’entourent, le pressent, mais pas un ne le touche ;
Hélas, Cyrano n’est pas là qui aurait bien fait mouche !
Et pourtant, dans un tel raffut, sous le soleil brûlant,
Une femme s’avance soudain au milieu des passants.

Poursuivant tout droit son chemin d’un pas déterminé.
Courageuse, elle se fraye un passage, traverse la mêlée,
Affirmant : « Je suis venue pour toucher son vêtement ! 
Je sais que par Lui, j’obtiendrai une totale guérison ! »
Saisissant alors de sa main le bord de la tunique,
De l’homme qui avance, elle est guérie de manière subite.

En ces jours-là, nombreux sont ceux qui se sont rassemblés,
Qui le suivent, qui le pressent — mais qui osera donc le toucher ?
La victoire est aux pauvres, aux perdus  et aux affamés,
Qui ne se rassemblent pas uniquement pour chanter,
Mais qui désirent réellement voir leur vie transformée,
Qui ne supportent plus de vivre une vie déguisée,

Qui croient et qui espèrent, par le Fils, être libérés,
Devenir adorateurs en esprit, en vérité,
Être libérés du péché, de la condamnation,
Affranchis des doctrines des hommes et de leurs traditions,
Du rigorisme de la loi qui empêche l’adoration,
Afin que tous puissent louer à l’unisson.

Rendons gloire au Père qui nous a tant aimés,
Rendons gloire au Fils qui nous a libérés,
Oui rendons gloire à l’Esprit de vérité
Et rendons gloire à Dieu pour tous ses bienfaits




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